Supply chain risk management (SCRM) : 7 conseils pour l'améliorer - LPR
Risk management

Le supply chain risk management (SCRM) est un processus de gestion des risques qui consiste à identifier les vulnérabilités potentielles dans la supply chain et à trouver des solutions pour les traiter.

L’objectif principal d’une approche SCRM est de minimiser l’impact de ces risques sur :

  • les opérations globales de la supply chain ;
  • les relations avec les partenaires commerciaux et les fournisseurs clés ;
  • la réputation et les performances financières de l’entreprise.

Cet article vous présente 7 méthodes efficaces pour améliorer la gestion des risques de votre supply chain.

I – Gestion des risques de la supply chain : Les différents types de risques

Nombreuses sont les maillons d’une supply chain et multiples sont les risques qui accompagnent cette pluralité d’activités et d’acteurs.

Pour faciliter la compréhension de ces risques, ils peuvent être répartis en 2 catégories :

Les événements externes

La pénurie de ressources

La pénurie de matières premières est un risque majeur pour les chaînes d’approvisionnement, pouvant être causé par divers facteurs environnementaux.

Les catastrophes naturelles

Les catastrophes naturelles, de plus en plus fréquentes à l’échelle mondiale, représentent un autre défi majeur pour les chaînes d’approvisionnement.

Qu’il s’agisse d’inondations, d’ouragans, de tremblements de terre ou d’autres phénomènes naturels, ces événements ont des conséquences lourdes et à grande échelle. Ils figurent parmi les risques les plus difficiles à prévoir, et dont l’impact peut être dévastateur.

Les crises politiques et financières

L’approvisionnement de la supply chain en matières premières peut être perturbé si le pays d’un fournisseur connaît une crise politique et que les importations et exportations sont interdites ou ralenties.

De plus, la mauvaise conjoncture économique d’un pays dans lequel un retailer commercialise ses produits peut entraîner une baisse significative de ses ventes.

Ces deux situations s’accompagnent également souvent d’une inflation des matières premières et des produits finis, impactant directement la performance globale de l’entreprise.

La cybersécurité

Avec l’intégration croissante de systèmes numériques pour faciliter la gestion des opérations de la supply chain (stocks, distribution, transports…), les chaînes d’approvisionnement sont de plus en plus vulnérables face aux cyberattaques.

Ces attaques peuvent compromettre des données sensibles, des informations exclusives…  et ainsi impacter le fonctionnement de la supply chain et la réputation de l’entreprise.

Les événements internes

Les pannes et défaillances techniques

L’automatisation croissante des supply chains augmente inévitablement leur dépendance à la technologie et le risque de pannes et de défaillances techniques pouvant perturber leurs opérations.

Pour garantir la résilience de la supply chain, il est donc crucial de prévoir des alternatives opérationnelles afin que la supply chain puisse continuer à fonctionner en cas de défaillance technologique ou d’interruption.

La gestion des stocks

La demande des consommateurs, plus imprévisible que jamais, est marquée par leur quête constante de personnalisation et d’instantanéité

Une tendance qui transforme la gestion des stocks en véritable défi pour les industriels et les distributeurs, les obligeant à adopter des méthodes plus flexibles pour éviter les ruptures ou les excédents.

La méthode du « juste-à-temps » se révèle être l’une des meilleures alternatives, permettant de maintenir un niveau de stock minimal pour les produits à forte fluctuation, tout en surveillant de près leur évolution grâce à des indicateurs de sécurité.

La relation avec les partenaires et fournisseurs

La collaboration efficace des différents partenaires et fournisseurs qui composent la chaîne d’approvisionnement est déterminante pour assurer son bon fonctionnement. Chaque maillon doit opérer en harmonie avec les autres pour assurer la fluidité et la continuité des opérations.

Pour minimiser les risques associés à la gestion de la supply chain en relation avec les partenaires et fournisseurs, il est essentiel de vous assurer de la fiabilité de ces derniers. Il est également important de ne pas dépendre d’un unique fournisseur, pour améliorer la gestion des risques de l’ensemble de la supply chain en cas de défaillance.

Enfin, des échanges réguliers, clairs et transparents avec tous vos partenaires sont indispensables pour anticiper les problèmes potentiels et maintenir une coopération solide et durable.

II – 7 méthodes pour mieux anticiper et gérer les risques de la supply chain.

Découvrez 7 stratégies efficaces pour anticiper et atténuer les risques auxquels votre supply chain peut être exposée.

1 – Exploiter le framework de gestion PPRR

Ce framework employé pour la gestion des risques est connu de plusieurs entreprises spécialisées dans la logistique. Le sigle « PPRR » signifie :

  • Prévention : Implémenter des mesures pour diminuer les risques potentiels.
  • Préparation : Développer et appliquer un plan d’urgence pour anticiper les incidents.
  • Réponse : Activer le plan d’urgence pour limiter les effets d’une perturbation.
  • Rétablissement : Restaurer les opérations normales aussi rapidement que possible après un incident.

2 – Améliorer la résilience de la supply chain

La résilience de la supply chain est la capacité d’une chaîne d’approvisionnement à anticiper, résister, et rapidement se remettre des perturbations, tout en continuant à fonctionner efficacement.

Pour améliorer la résilience de votre chaîne d’approvisionnement, plusieurs stratégies sont envisageables :

  • Le multisourcing : Diversifiez vos sources d’approvisionnement pour limiter les risques de perturbation et veillez à établir des relations avec des fournisseurs alternatifs ou multi-sites.
  • Le nearshoring : Privilégier des fournisseurs et distributeurs proches de vos centres d’opérations et de vos marchés finaux pour réduire les délais de livraison.
  • Constitution de réserves : Ce point est valable spécifiquement lors du lancement de nouveaux produits ou d’une expansion sur de nouveaux marchés, périodes où il est préférable de maintenir des stocks tampons et d’augmenter la capacité de votre production pour prévenir d’éventuelles pénuries.

3 – Étudier et évaluer l’ensemble des cyberrisques

L’intégration croissante de l’intelligence artificielle, des l’Internet des objets, de la Big Data et d’autres technologies numériques aux opérations de la supply chain améliorent significativement sa performance, mais l’expose également davantage aux cyberattaques (logiciels malveillants, ransomwares, phishing, piratage…).

Pour contrer ces menaces, plusieurs mesures peuvent être mises en place pour détecter plus rapidement toute activité suspecte et renforcer les défenses de votre entreprise :

  • Harmonisation des processus : Établissez des normes de conformité strictes pour tous les fournisseurs, distributeurs et fabricants impliqués dans la chaîne d’approvisionnement pour garantir une uniformité dans la protection contre les cybermenaces.
  • Formation en cybersécurité : Assurez une formation exhaustive à tous vos employés sur les protocoles de cybersécurité pour renforcer leur capacité d’identification et de réaction.
  • Protection des données : Mettez en place des contrôles robustes pour sécuriser les sauvegardes de données et prévenir toute perte ou accès non autorisé.
  • Mise à jour des solutions de sécurité : Maintenez les logiciels antivirus, anti-logiciels espions et les pare-feu de l’entreprise régulièrement à jour. Envisagez également l’adoption de mesures de cybersécurité avancées telles que le filtrage DNS et le contrôle d’accès au réseau pour une protection plus accrue.

4 – Accroître en continu la visibilité de la chaîne d’approvisionnement

Une bonne visibilité et compréhension de toutes les parties de votre chaîne d’approvisionnement vous permet d’identifier les points de frictions avant qu’ils ne deviennent de véritables problèmes.

Une fois de plus, les nouvelles technologies peuvent grandement vous aider dans cette tâche, en améliorant votre visibilité de la chaîne d’approvisionnement mais également en vous aidant à trouver des solutions à vos problèmes.

Par exemple, vous pouvez réduire vos retards de livraison en exploitant la puissance de l’IoT pour prendre des décisions éclairées. En plaçant des capteurs intelligents sur vos conteneurs, vous obtenez des informations en temps réel sur vos importations et vos exportations de marchandises et pouvez ainsi :

  • Localiser précisément vos marchandises jusqu’au “dernier kilomètre”
  • Trouver des solutions plus rapidement en cas de problème.

De plus, des logiciels alimentés par la GenAI sont aujourd’hui en capacité de modéliser des scénarios d’événements à risque courants et de vous proposer des plans d’actions en conséquence, précis et pérennes.

5 – Élaborer un plan d’action d’urgence logistique

La crise du Covid-19 a démontré à l’ensemble des entreprises industrielles mondiales la pertinence d’élaborer un plan d’action d’urgence logistique.

Un plan d’action d’urgence logistique consiste à prévoir des alternatives pour maintenir la continuité des opérations logistiques en cas de perturbation.

Ce plan d’action doit considérer l’ensemble de vos opérations en interne, mais également celles que vous externalisez. En effet, l’ensemble des fabricants, prestataires logistiques et retailers avec lesquels vous collaborez jouent un rôle à part entière dans le bon fonctionnement de votre supply chain.

👉🏻 Par exemple :

Chez LPR – La Palette Rouge, nous mettons un point d’honneur à toujours livrer les palettes sur les différents sites des acteurs et distributeurs FMCG qui font appel à nos services, même en cas de crise.

Notre système de location-gestion de palettes est fiable et constitue une excellente alternative à des méthodes qui comportent plus de risques telles que l’utilisation et l’échange de palettes blanches.

Ainsi, pour élaborer votre plan d’urgence logistique, veillez à :

  • Collaborer avec vos partenaires logistiques : Initiez des discussions avec vos partenaires logistiques pour comprendre leurs plans d’intervention et intégrez-les dans votre propre stratégie.
  • Adopter une approche multicouche : Comme les poupées russes, votre plan d’urgence doit être composé de plusieurs sous-plans spécifiques à chaque type de risque associé à vos multiples opérations. Une approche qui vous assure la pertinence et l’exhaustivité de votre plan d’action.
  • Créer un référentiel unique : Développez une base de données centralisée et des documents de référence, puis assurez-vous de les communiquer à tout le personnel. Cela permet à chaque partie prenante d’être informée et prête à agir selon les protocoles établis en cas d’urgence.

6 – Sensibiliser vos collaborateurs

Les décideurs ne sont pas les seuls acteurs clés à pouvoir minimiser les risques de votre supply chain ; l’ensemble de vos collaborateurs sont concernés à leur échelle !

Ainsi, afin d’établir une culture de sensibilisation aux risques à travers tous les maillons de votre chaîne d’approvisionnement, vous pouvez organiser des sessions de formations destinées à l’ensemble du personnel sur vos outils d’évaluation des risques et sur la cybersécurité.

7 – Sélectionner les meilleurs fournisseurs et prestataires

Il peut suffire d’une erreur ou d’un retard de livraison pour interrompre l’ensemble de votre chaîne de production ! Veillez donc à sélectionner des fournisseurs capables de fournir des résultats constants pour limiter les risques de votre supply chain.

Plusieurs indicateurs de performance clés (KPI) ou métriques peuvent vous aider à évaluer un fournisseur actuel ou à sélectionner un partenaire potentiel.

Par exemple, dans le cadre de la sélection d’un prestataire de palettes, vous pouvez mettre en place un système de scoring d’après les éléments suivants :

  • Qualité des palettes : quel est le bois utilisé pour la fabrication des palettes ? Les palettes sont-elles standardisées ?
  • Étendu de l’accompagnement : Est-ce que le prestataire se charge également de la récupération des palettes et de leur maintenance ?
  • Performance écologique : Quelles actions durables met en œuvre le prestataire au sein de sa chaîne d’approvisionnement ?
  • Proximité : Est-ce que le prestataire possède plusieurs sites et centres de services ?
  • Typologie de clients : Est-ce que le prestataire collabore avec des supply chain aux problématiques similaires à la vôtre ?

III – Conclusion

La gestion des risques de la chaîne d’approvisionnement (SRCM) est un processus crucial pour identifier et traiter les vulnérabilités potentielles qui pourraient perturber les opérations, nuire à la réputation ou impacter les performances financières de votre entreprise.

En appliquant les 7 méthodes et stratégies présentées dans cet article, renforcez dès à présent la résilience de votre supply chain face aux divers risques auxquels elle est exposée !